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Courtot-1.jpgVoyage chez Puccini

avec  l’Association italienne d’Aix et du Pays d’Aix et les Amis du Festival d’Art Lyrique

Roland Courtot
Photographies et dessins de l’auteur (droits réservés)



Le Festival Puccini 2015 à Torre del Lago a été l’occasion d’un voyage organisé par l’AIAPA (Bernadette Amoros) en collaboration avec l’AFAL pour une vingtaine d’amatrices et amateurs d’opéra, du 19 au 24 août derniers, lorsqu’ étaient présentés « Le tryptique », « Tosca », « Madame Butterfly » et « Turandot ».





19 et 24 août : Les voyages en car aller et retour

Le voyage en car vers Pise a été un classique du genre par les autoroutes de la Provençale en France, et de l’Aurélienne en Italie : on déjeune dans les fast food italiens des aires d’autoroute, pour bénéficier du café ristretto, expresso, macchiato, etc…selon les goûts. La restauration rapide locale a même mis au point une recette de pâtes ou de rizottos préparés à l’avance et réchauffés à la poêle devant le client qui se révèle tout à fait correcte (à mon goût). Au retour on fait des emplettes de souvenirs alimentaires ou alcoolisés, car les soldes ( ?) sont nombreuses dans des restaurants magasins dont vous ne pouvez sortir que par un circuit qui vous oblige à zigzaguer entre les rayons !

L’alternance de tunnels et de viaducs dans une grande partie du trajet, depuis Nice jusqu’à La Spezia, ne facilite pas l’observation du paysage au long de l’itinéraire, mais la découverte des Alpes Appuanes  au sortir du massif boisé qui se termine sur la mer par les Cinque Terre (dont on ne voit rien !) est toujours un spectacle pour les yeux. C’est aussi l’occasion de rappeler que cette petite chaîne apennine  dentelée et dressée à presque 2000m au dessus de la plaine littorale est la première région productrice de marbres pour l’art en Europe, d’où sont « sortis » une grande partie des marbres et des monuments de la Renaissance italienne en générale, et Florentine en particulier. On s’en rendra compte en visitant, pendant notre semaine festivalière, les villes environnantes : partout le marbre blanc éclate de lumière sur les parvis et les façades des monuments religieux et civiles…On peut lire à ce sujet le petit livre de Léonor de Recondo, « Pietra Viva », qui met en scène Michelange venu chercher dans les carrières de Colonnata les marbres pour le tombeau du pape Jules II.

Mercredi 19 août 2015

Après l’installation à l’hôtel Galilei, un 4* isolé dans la zone portuaire de Pise (eh oui, Pise a été un port de mer, et ses darses creusées dans le delta de l’Arno sont toujours entourées d’une zone industrielle, même si aujourd’hui aucun navire de taille ne les fréquente), mais branché sur le réseau autoroutier et fréquenté en permanence par les cars de touristes internationaux qui viennent admirer la tour de Pise ( La direction pratique parfois le communautarisme alimentaire en séparant au petit déjeuner les groupes de voyageurs selon les habitudes et les manières de table) la fin de la première journée a été consacrée à une visite à Torre del Lago.

Il fallait « repérer les lieux » du festival Puccini et visiter la villa que le compositeur s’était fait construire au bord du lac Massacciucoli , où il composa quelques-uns de ses opéras et où il mourut. Les amateurs de l’histoire personnelle du musicien ont pu apprécier une résidence restée « dans son jus », avec toute l’accumulation d’objets familiers et de souvenirs personnels qu’on peut espérer dans ce cas.

Courtot-4a.jpgLe souper par petits groupes dans les restaurants du bord du lac, a été l’occasion d’une soirée « lamartinienne », à regarder le jour tomber dans une lumière très douce, et l’ombre s’étendre sur les eaux, où se reflétaient d’un côté les grands pins parasols de la forêt de San Rossore sur le cordon littoral, et de l’autre les dernières collines de la crête des Alpi appuani. De nombreux peintres italiens sont venus, à la fin du 19e et au début du 20e siècle peindre sur le motif ces paysages littoraux et les paysans qui les habitaient, en particulier ceux qu’on a surnommé les « macchiaioli» (Par exemple Le boscaiole di San Rossore , 1887, de Francesco Gioli, visible sur : https://it.wikipedia.org/wiki/Francesco_Gioli#/media/File:Gioli.jpg)

 

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Jeudi 25 août 2015, visite de Lucca 

La ville est cernée par une impressionnante ceinture de fortifications dont la brique atténue le caractère guerrier, mais dont le volume rappelle lesCourtot-2.jpg escarpes et contre escarpes des forteresses de Vauban…heureusement, aucune trace de bombardements ni de siège sur ces murailles tirées au cordeau. Cette première impression guerrière est rapidement effacée par l’usage des lucquois qui utilisent les km de remparts pour faire du vélo, du jogging ou de la marche à pieds, sous les grands platanes qui couronnent aujourd’hui les courtines.

Et surtout c’est notre premier contact avec l’architecture toscane des marbres bicolores, le blanc (de « Carrare ») et  le vert (de « Prato ») : ce dernier devant sa couleur vert aux minéraux de serpentine ou/et  d’olivine piégés dans le calcaire métamorphisé en marbre dans l’orogénie apennine. Ils rythment ainsi les tours fenestrelles et les frontons aux multiples colonnades des églises. Nous retrouverons cette géométrie colorée dans presque toutes les villes que nous visiterons pendant notre séjour, les monuments civiles y ajoutant leur propre polychromie, faites de calcaires jaunes, de briques et de grès gris foncés (la pietra serena) : les Alpes appuanes et l’Apennin Toscan ont largement contribué à cette diversité pétrographique de l’architecture par l’origine métamorphique de leurs roches.

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Ilaria del Carretto, épouse d’un seigneur de Lucca, repose dans la cathédrale Duomo di San Martino, sculptée dans le marbre par Jacopo della Quercia (1413)






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Au sommet de la façade de l’église San Michele in foro (construite sur l’emplacement du forum de la ville romaiine), l’archange St Michel et les anges musiciens qui l’accompagnent ont des ailes en métal (repliables), afin de les protéger éventuellement des bourrasques du vent, car des ailes de pierre auraient pu jeter les statues à terre !




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A Lucca les moyens de rassurer le bon peuple s’accrochent au même endroit à des siècles de distance, mais ne se ressemblent pas : au coin d’une rue, l’œil de la télésurveillance municipale actuelle se trouve juste au dessous de la vasque en ferronnerie qui recevait autrefois le feu nocturne chargée d’éclairer les rues…




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Une halte pour déjeuner au hasard des tables et des terrasses : par exemple sur la place « Napoléon » l’une des deux grandes places de la ville, symbole du pouvoir royal des Savoie fraîchement installé , où les calèches à chevaux attendent, à l’ombre des platanes, des touristes à promener.

(l’autre place étant par son ovale la trace des arènes romaines dans la ville, dont les maisons ont occupé les gradins en suivant les plans du monument antique)




L’après midi a été consacrée à la visite de deux villas patriciennes dans les environs de la ville. Ces demeures, résidences d’été des familles des membres du pouvoir politique et économique, illustrent un rapport ville-campagne qui a connu une histoire et un développement particulièrement riches dans le cas des villes de la Méditerranée en général, et de l’Italie toscane en particulier. Elles ont donc souvent une histoire longue et une architecture, des décors intérieurs et des jardins  originaux.

Courtot-9.jpgCourtot-10.jpgDans le premier cas, celui de la villa Torrigiani, à Camigliano, on est frappé par la diversité architecturale de la façade, majestueuse, bardée de grandes statues jusque sur les corniches du toit, et par le jardin en creux à la française : ils furent réalisés pour un ambassadeur de la République de Lucca auprès de Louis XIV à la fin du 17e siècle, impressionné par le château de Versailles.

Le jardin est encadré par deux « grottes » de fraicheur : l’une, un nymphée sous la terrasse du bassin qui alimente le système hydraulique général, et l’autre un temple de Flore couronné d’un petit dôme. Les grotesques, statues de héros mythologiques, hantent ce lieu de leurs formes grimaçantes, et les rocailles se développent à profusion, utilisant les tufs et les travertins dont les affleurements sont nombreux dans l’Apennin toscan.

Enfin une petite chapelle seigneuriale se tient à la limite du domaine dont elle fait partie, et où la famille avait sa loge réservée pour suivre la messe sans être vu (une loge close, comme les moniales dans l’église d’un couvent, avec des prie-dieu confortablement équipés de coussins).

La Villa Reale di Marlia à Capannori

La seconde villa, énorme bâtisse intérieurement très dégradée, dont la restauration est envisagée par un nouveau propriétaire ( ?) pour en faire un hôtel de luxe, ne se visite évidemment pas ; ce n’est d’ailleurs pas la seule villa historique des environs de Lucca qui ait été mise en vente ces dernières années (http://www.lionard.com/pressarea/2015/sold-villa-reale)

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Par contre les jardins immenses qui l’entourent ont une histoire complexe, Celle-ci s’est poursuivie tard, jusqu’au 20e où le paysagiste français Gruber fut appeler pour rénover les jardins dans les années 1920, et présentent de nombreux centre d’intérêt : le « palais de l’Evêque » est en ruine, mais l‘édifice de fraîcheur, la grotte de Pan, est toujours debout. C’est un assemblage de rocailles et de stucs que le facteur Cheval n’aurait pas démenti ! Un système de pulvérisation de l’eau y a été remis en état pour asperger un peu les touristes au passage.



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Au sommet des jardins de la villa Reale, le nymphée et le grand bassin qui commandent tout le système hydraulique d’alimentation des jardins en eau. une superbe pièce d’eau dominée par un autre festival de rocailles, et irrigant un jardin des citronniers, alignement d’énormes pots de terre cuite.









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Ne pas manquer le petit théâtre de verdure, où le public était debout, cerné par les haies et les thuyas, tandis que les acteurs faisaient leurs entrées sur une scène de pelouse par les fentes masquées d’un véritable labyrinthe de feuillage



Vendredi 26 aout 2015 visite de Pistoia et Collodi

Courtot-14.jpgUne tête de cochon (en marbre !) fixée sur une colonne en « pierre sereine » du porche du Pieve de San Andrea fait partie de la petite histoire des processions urbaines, mais j’étais inattentif au moment où notre guide, une charmante vieille dame, nous racontait cette péripétie, dommage ! La façade de ce pieve est un bel exemple  de polychromie architecturale, non seulement par l’alternance des marbres blancs et verts, mais aussi par l’emploi de la fameuse « pietra serena », d’origine  Florentine (carrières à Firenzuola), un grès micacé (micaschiste) de couleur gris sombre qui tranche par les colonnes, les encadrements et les ornements sur le blanc des façades.

Pour une ville souvent laissée à l’écart des circuits touristique dans la basse vallée de l’Arno, Pistoia « mérite le détour » (comme dirait le guide Michelin), et largement..d’abord par son extraordinaire cadre rural : une concentration rare (la première d’Italie, et certainement une des premières en Europe) de pépiniéristes pour les plantes d’agrément et les arbres de jardins: le petit bassin géographique dans lequel elle est située forme une véritable huerta de plus de 50 km2 de pépinières, une spécialité qui trouve son origine dans la demande des jardins historiques de la Toscane, et sa prospérité actuelle dans le marché national et international des jardineries. Le tourisme n’est donc pas une activité de premier plan à Pistoïa, mais la ville recèle des surprises incontestables : la cathédrale et le baptistère, éclatants de blancheur marbrière dans l’austérité des pierres des grands monuments civiles de la cité, et surtout la frise du fronton de l’hôpital des pauvres, ensemble unique de terra cotta de Della Robia. La déception de voir la façade de l’édifice (Hôpital del Ceppo, « de la souche », référence à ses armoiries) en restauration cachée par les échafaudages a été vite compensée par le fait que ces mêmes échafaudages nous ont permis d’accéder de tout près à la frise et d’admirer les sculptures vernissées comme si nous étions les artisans restaurateurs.

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Pieve di San Andrea : Ce lion dévoreur d’enfant a une drôle tête, certainement sculptée d’après récit, texte ou gravure. Les Pisans voisins ont rapporté par leurs voyages africains et leurs contacts méditerranéens de nombreux récits et images exotiques, mais il manquait le croquis d’après nature ! les pointes qui tapissent son dos sont là pour le protéger de l’irrespect des pigeons !




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Le baptistère de San Giovanni in Corte superpose la plus complète alternance de marbres verts et blancs qu’on puisse voir sous le soleil toscan: un petit bijou….en face de la cathédrale San Zeno







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Une des chimères de la façade de l’Ospedale del Ceppo, en “Terra cotta”:





La villa Garzoni, à Collodi, est la 3e villa patricienne de notre voyage. Le village de Collodi, accroché au dessus d’un torrent au pied des pentes de l’ Apennin est connu aussi pour avoir fourni son nom de plume à Carlo Florenzini, auteur de   « Pinocchio » (ce qui vaut d’être accueilli sur le parking à l’entrée du village par des marchands de la fameuse marionnette rouge au nez qui s’allonge !) mais ce sont bien les jardins de la villa qui sont le « must » de l’endroit, et qui donnent une idée de ce que pouvait être la munificence de ces réalisations patriciennes dans la Toscane du 19e siècle. La grande villa jaune, installée au bas du vieux village perché, domine les jardins où la basse pente de la montagne a été mise à profit pour dessiner un immense escalier d’eau dominé par des piscines privées où les sexes pouvaient être séparés ou réunis et où les décors végétaux abondent (labyrinthe, forêt de bambous, serres à papillons…)

Samedi 27 août 2015

Courtot-18.jpgPour la visite de Pise nous sommes à pied d’œuvre pour affronter un des sites les plus visités d’Italie, la zone monumentale qui regroupe la tour penchée, la cathédrale, le baptistère, et le cimetière ( le campo santo) . La richesse passée de la ville et l’originalité d’une société portuaire en relations avec une grande partie du monde Méditerranéen d’alors s’exprime à travers l’ accumulation des marbres éclatant de blancheur sous le soleil du matin, plantés sur une belle pelouse verte et entourés en partie par la muraille de briques rouges : impressions visuelles et esthétiques fortes garantie, même si la surfréquentation et les « marchands du temple » ne facilitent pas le pèlerinage touristique.

Courtot-19.jpgDans la cathédrale, notre guide nous souligne les influences « étrangères » dans le décor, où l’alternance des marbres blancs et verts et les alignements de colonnes et d’arcs romans rappellent la mosquée de Cordoue.





La copie du lustre central de la nef (l’original par Benevuto Cellini, peut-être ?) , dont le balancement donna à Galilée l’idée du principe de l’isochronie des oscillations d’un pendule et du fait que la durée des oscillations était liée à la longueur du fil du pendule. Ce fut semble-t-il le début de ses études sur la chute des corps, en particulier de celles qui le conduisirent à jeter des billes du sommet de la tour penchée,  et de ses énonciations qui en découlèrent et qui donnèrent naissance aux lois de la dynamique.








Beaucoup moins visité (nous y étions quasiment les seuls, après une longue marche au soleil sur le quai sans ombre de la rive droite de l’Arno), le musée des beaux-arts présente une collection de tableaux « primitifs » assez rare, et surtout une muséographie « impressionnante » pour les tableaux primitifs de crucifixion et les statues de bois peint des églises romanes de la province.

Dimanche 28 aout 2015 : Volterra et San Gemignano

Courtot-20.jpgDans la montée matinale vers Volterra, contact rapproché avec les collines argileuses qui forment une bonne partie de la topographie toscane, et le soubassement du fameux « paysage toscan » (et aussi le terroir de prédilection des vignes qui produisent le Chianti) : d’où une réponse à l’interrogation géographique sur les « balze », grand cirque d’érosion sous les grès calcaires qui couronnent les sommets, en particulier sous celui qui porte la ville « perchée » de Volterra. Grâce à ces grès ses constructions présentent une belle unité glyptique par la « penchina » issue des carrières locales, ce grès coquillier jaune ocre, qui rappelle la pierre de Bibemus dans la ville d’Aix  (et qui est de la même origine géologique, mais pas du même âge géologique : de l’âge pliocène au lieu du miocène)

C’est la fête médiévale et renaissante qui nous y accueille : les habitants déguisés, les quartiers pavoisés, les tambours et trompettes défilant dans les rues, les étals des marchands, les produits du terroir, tout essaie de reconstituer l’histoire et le patrimoine de la ville, pour la plus grande joie d’une foule d’autochtones et de touristes mangeurs de glaces et envahisseurs de magasins et de restaurants. Dans cette atmosphère, difficile de circuler (péage pour les visiteurs à pied à l’entrée de la ville !) et d’accéder aux richesses culturelles de Volterra, qui sont nombreuses : la cathédrale, le palais de la ville, le théâtre romain, et surtout le musée étrusque, petit et d’une muséographie un peu datée, mais d’une grande richesse,

L’architecte du théâtre romain a mis à profit, comme dans bien d’autres villes perchées du pourtour de la Méditerranée, la pente « sous la ville » pour y installer un grand amphithéâtre, le talus donnant naturellement la forme aux gradins, avec le paysage toscan en toile de fond.

San Gemignano

Courtot-21.jpgUn « beau paysage » toscan depuis l’entrée de la ville de San Gemignano

 Cypres, vignes et oliviers, podere, lointains bleutés, tout y est..

Mais ensuite, dans la ville, cela se gâte : San Gemignano est devenu une ville musée surfréquentée dans les périodes touristiques. On peut y voir une « consommation » du paysage sous une forme originale :







Courtot-22.jpgBar « paysager » et  mutation touristique

Sous le rempart sud-est de la ville, un bar a installé ses tables de telle sorte que tous les clients, alignés comme à la parade, peuvent admirer le paysage (le même que celui du dessin ci-dessus) en buvant le vin qui est produit par le vignoble qu’ils ont sous les yeux. Une appellation « San Gemignano » est apparue  et depuis  les vignes s’étendent. On peut donc boire le paysage avec les yeux et le gosier : vive la société de consommation !





Lundi matin 24 aout 2015

J’arrive à la fin du séjour sans même vous avoir parlé de l’essentiel, la raison du voyage, les opéras de Puccini : d’une part  j’en ai « sauté » un, la Tosca, et d’autre part ma culture de l’opéra est trop faible pour porter des jugements esthétiques au-delà des impressions personnelles. Mais les imptressions fortes étaient au rendez-vous : une très belle et très dynamique « équipe » de jeunes interprètes italiens pour le Trittico en version de concert dans une petite salle sous la grande, une Madama Butterfly un peu perdue dans la vastitude de la scène de l’Arena …Une immense scène et un amphithéâtre façon « zénith » en plein air où les voix se perdent faute d’un mur de scène à l’antique, mais qui convenait tout à fait au Turandot galvanisé par ses interprètes et servi par une mise en scène au format « peplum » réussie (à mon sens). Les orages annoncés pour cette dernière nuit (et nos craintes étaient bien réelles…) ont eu la bonne idée d’attendre 5 heures du matin le lundi pour nous réveiller en fanfares d’éclairs et de tonnerre !!!

Ce qui nous a permis d’être « sur le pont » pour visiter Pietra Santa, une belle surprise finale (merci, Bernadette) : la ville de la sculpture et des sculpteurs, qui viennent y faire dégrossir leurs marbres et sculpter dans l’argile et le plâtre les modèles des œuvres qui vont se trouver dispersées ensuite dans le monde entier, en pierre ou en bronze…Une dernière occasion de visiter un musée (les modèles), une église (les marbres des colonnes…. et la fresque de l’enfer par Botero !), et de terminer le séjour en buvant un dernier café italien  devant une place où les statues son érigées…ou couchées, avant d’entamer l’autoroute du retour.

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Date de création : 17/11/2015 @ 14:56
Catégorie : Voyages - Nos Voyages
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