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Vincenzo Consolo (Aix -Parfums de Sicile)

   VINCENZO   CONSOLO
 

          Un des plus grands écrivains italiens du XX ème et du XXI ème siècles s'est éteint le 21 janvier 2012, à l'âge de 79 ans. Vincenzo Consolo était sicilien de naissance (Sant'Agata di Militello, dans la province de Messine), mais depuis sa prime jeunesse s'était exilé à Milan, où l'appelaient la littérature et son patient travail de créateur, qu'il plaçait toujours à une hauteur, où peu d'écrivains contemporains se sont hissés.

            Amoureux de sa Sicile natale et passionné par elle, il l'a placée au centre de son oeuvre et en a exalté toutes les profondes et sublimes beautés, tout en dénonçant les plaies, les abus, les violences, l'inhumanité d'un pouvoir corrompu par une mafia omniprésente et meurtrière.

             A la fois populaire et précieuse, recherchée et aristocratique, sa prose exigeante, traversée par une subtile et dévastatrice ironie, côtoie sans cesse une poésie proche de l'incantation et de l'extase. Il n'est que de lire ou relire "La ferita dell'aprile"(1963), "Il sorriso dell'ignoto marinaio"(1976), "Lunaria"(1985), "Retablo" (1987), "Le pietre di Pantalica" (1988), "Nottetempo casa per casa"(1992), "L'olivo e l'olivastro" (1998) ... pour s'en convaincre. (1)

          Défenseur des gens humbles, des paysans et des petits métiers de sa Sicile natale, et contempteur de tous les abus et de toutes les violences infligées au peuple, Vincenzo Consolo s'est fait le chantre de la justice, de l'intelligence, de la lucidité et de la compassion, face à l'injustice, l'obtusité, l'arrogance et la bêtise d'un pouvoir qui continue, à travers les siècles, à opprimer l'homme dans ce qu'il a de plus digne et de plus noble. Ce n'est pas un hasard s'il était l'ami de Leonardo Sciascia, son ami et son maître, et du poète Lucio Piccolo.

          Dénonciateur et poète au sens étymologique du terme, par la force du verbe qui peut transformer le monde, il redonne à l'homme une dignité et une dimension qui font souvent cruellement défaut dans notre réalité contemporaine, vouée au pouvoir des marchands et des charlatans de toutes sortes.

          Lire ou relire Consolo est un exercice salutaire et thérapeutique pour faire tomber nos oeillères, décaper nos esprits souvent engourdis par la routine, et nous enchanter par le rythme et les sonorités d'une prose chatoyante et colorée, dont la scansion est proche de la poésie la plus pure.

              CIAO, VINCENZO CONSOLO, SAPIENTISSIMO, DOLCISSIMO E CARISSIMO AMICO.

      Ce vendredi 17 février 2012,   

                                                                                           Jean FRACCHIOLLA

 

(1)"La blessure d'avril", "Le sourire du marin inconnu", "Lunaria", "Le retable", "Les pierres de Pantalica", "D'une maison l'autre, la nuit durant", "Ruine immortelle".

 

 

Livres traduits en français

        Le Sourire du marin inconnu, préface de Leonardo Sciascia, traduit par Mario Fusco et Michel Sager. Grasset, 1980.

        Lunaria, traduit par Brigitte Pérol, Le Promeneur/Quai Voltaire, 1988.

        Le Retable, traduit par Brigitte Pérol, Le Promeneur/Quai Voltaire, 1988.

        La blessure d'Avril, traduit par Maurice Darmon, Le Promeneur, 1990.

        Les pierres de Pantalica, traduit par Maurice Darmon, Le Promeneur, 1990.

        D'une maison l'autre, la nuit durant, traduit par Louis Bonalumi, Gallimard, 1994.

        Ruine immortelle, traduit par Jean-Paul Manganaro, Seuil, 1996.

        Le palmier de Palerme, traduit par Jean-Paul Manganaro, Seuil, 2000.

        Le voyage en Palestine (collectif d'écrivains et de traducteurs), Climats 2002.

        De ce côté du phare : voyages en Sicile, traduit par Jean-Paul Manganaro, Seuil, 2005.

        Le sourire du marin inconnu, traduit par Mario Fusco, Grasset, 2010.

Différents moments de la manifestations avec Costanza quatriglio cinéaste,Ferrante Ferranti Photographe/écrivain , Stefano Ragni pianiste ..........

  

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Date de création : 03/03/2012 @ 09:54
Dernière modification : 24/02/2013 @ 10:08
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