Rentrée de l'AIAPA avec Ferrante Ferranti le 30 sept. au Château de Lourmarin... Les inscriptions aux cours continuent (voir site: nos cours...)

Vous êtes ici :   Accueil » Rome
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...
Activités
 ↑  
Voyages
Rubriques
Saveurs

rome-santa-maria.gif

Rome

Parcourez-la à pied et cette ville vous étonnera! La plupart des maisons du centre historique sont des palais au large fronton qui vous abriteront, par temps de pluie et faciliteront votre progression. Tout a une histoire ici et comme les regroupements ne sont pas de mise, vous tomberez par hasard sur le siège de l'ordre de Malte ou sur le palais de la Propagation de la Foi dans les rues commerçantes, alors que le palais de justice civile a été édifié à deux pas du Vatican. Le ministère de l'éducation s'est implanté en plein quartier populaire du Trastevere. Et à proximité de ce temple païen que fut le panthéon, se multiplient les commerces qui offrent toute la panoplie ecclésiastique depuis la grosse bague d'améthyste jusqu'au col romain. Et ces vitrines attirent le regard, il est évident qu'elles intéressent.

Quand on parvient à s'accommoder du brouhaha incessant de la ville, où tonitruent les alarmes de la police escortant des personnalités officielles transportées à vive allure dans des Lancia bleues, les Klaxons de tous les véhicules dont les pilotes ne supportent aucune attente et les conversations qui ne semblent supporter aucun secret et qui se hurlent avec force gestes dans le micro des téléphones portables ou à l'oreille des interlocuteurs qui doivent tous être atteints de surdité, alors vous pouvez remarquer que les foules se pressent en particulier vers certains centres d'intérêt. Outre la place Saint Pierre, bien sûr, on voit converger les Romains et les autres vers les points d'eau: les trois vasques de la Piazza Navona, l'immense piscine de la Fontaine de Trevi qui fait office de tronc et dans laquelle se reflète une église voulue par Mazarin, et la petite barque échouée au pied de la Trinité des Monts. C'est là surtout que les foules se rassemblent et les foules de jeunes plus particulièrement. Ceci ménage des plages de calme en certains lieux non dépourvus de majesté comme la place du Quirinal.

Le site est agréable, juché sur une colline, ce qui explique sûrement que l'on s'y presse moins. On y assiste pourtant en fin d'après-midi à une relève de la garde pleine de solennité et dans un ordre impeccable, avec mouvement, musique militaire, hymne national...du grand spectacle...dans un cadre tout à la fois intime et grandiose comme seule Rome sait en susciter. Il faut s'arrêter un moment pour profiter de l'agrément des places. Elles sont nombreuses et parfois désertes. Le seul regret qu'on puisse exprimer est que l'on n'y trouve guère de bancs ce qui contraint à recourir aux églises et aux bars pour se ménager les temps de récupération nécessaires.

Les églises sont toutes remarquables et l'on s'étonne qu'il puisse y en avoir autant dans un espace aussi réduit. Avec un tel quadrillage, on peut être, à juste titre, surpris qu'il y ait encore des Romains qui aient échappé à la connaissance des valeurs chrétiennes.

Car les églises se partagent l'influence des places avec les palais; les premières étant souvent les chapelles des seconds. Parmi ceux-ci, il faut réserver une mention particulière à celui des Doria-Pamphili puisqu'ils autorisent l'accès à leur intimité. La découverte est progressive d'ailleurs et conduit l'hôte des salles les plus glaciales, dans leurs pompes surannées à celles qui sont d'un époustouflant raffinement. On ne compte plus les lustres de Venise, les tableaux qui tapissent les murs, les ors et les glaces qui dégagent une atmosphère de plus en plus recherchée.

Dans le palais voisin des Colonna, on sera, en outre, ébloui par la qualité des pavements de marbre, luisant comme s'ils avaient été assemblés la veille...si l'on excepte ce déplorable boulet  écrasé avec dommages sur les marches qui conduisent à la salle de la colonne. On imagine ce que pouvait être la vie dans ces lieux où rien n'est laissé au hasard. A l'heure actuelle, l'épaisseur des murs, la largeur des salons et des galeries garantissent du bruit extérieur les cours intérieures  innombrables qui s'épanouissent au coeur des ces énormes remparts. Heureux serez-vous si vos pieds supportent avec sérénité les distances que vous leur imposerez, car Rome affectionne encore les pavés que les manifestants n'ont pas encore réussi à déterrer. Il faut avouer que rien ne peut passer inaperçu dans une ville où fleurissent les caméras au sommet des portes, mascarons des temps modernes disposés à tout enregistrer pour protéger une population exposée. Mais les polices veillent et vous ne serez pas surpris par les courses poursuites en Alfa-Romeo, lot quotidien! A côté de vous, arme au poing, des carabiniers se précipiteront dans un véhicule en marche, pour une chevauchée fantastique, sans résultat peut-être, mais avec tous les ingrédients d'un bon film policier. 

Cependant, tout n'est pas brutalité dans la vie quotidienne. Il suffit de croiser l'une de ces hordes d'élèves en déplacement, qui donnent le sentiment que tous les petits italiens passent leur temps en processions. D'ailleurs on ne peut les éviter, leur sympathique piaillement capte l'attention. L'autorité des accompagnateurs s'exerce avec beaucoup de couleurs et davantage de grimaces que de cris. Le tout semble vécu dans une atmosphère bon enfant qui n'a guère de raisons de traumatiser durablement les troupes. Mais leur apprend-on les bonnes manières à ces enfants rois? Dans toutes les relations que l'on est amené à entretenir avec la population locale, la chaleur humaine n'est guère au rendez-vous, comme si le défilé de pèlerins et de touristes avait épuisé les réserves de patience et de disponibilité aux autres. Aussi sera-t-on agréablement surpris dans le quartier du Trastevere de la gentillesse des commerçants. Les foules s'y pressent depuis peu...combien de siècles pourra être conservé et préservé ce havre d'humanité? Mais si l'on parle de foules, on songe à Saint Pierre. Qui pourra mesurer l'ampleur du phénomène? Cette institution est unique en ce sens qu'elle draine des foules de tous les continents. Sur la place s'échangent des propos dans toutes les langues du monde, en une symphonie extraordinaire car on assiste à une convergence  vers ce coeur de l'Eglise Catholique. Les dimensions sont cependant faussées par le remarquable équilibre de l'architecture qui dégage une telle harmonie que tout paraît à portée d'homme. Et cette impression se manifeste aussi dans l'appréhension des mouvements des fidèles soumis à la remarquable organisation de l'Eglise, héritée des Romains. Les formes et expressions de la foi se retrouvent en une mosaïque mouvante. On sent qu'un tournant s'est opéré dans l'Eglise et que la componction des prélats a laissé place à plus de naturel. Le pape traverse désormais à pied la basilique et les foules comme pour se venger d'avoir été privées de la sedia gestatoria qui permettait au moins de  distinguer le Saint Père, grimpent sur les chaises pour mieux le voir, ce qui est source de conflits avec les malheureux qui n'y voient pas grand chose. Les applaudissements aident à repérer la silhouette immaculée et les cardinaux de la suite serrent affectueusement les mains qui leur sont tendues. Une mention spéciale serait à décerner à ceux qui ont assuré  la sonorisation de la place Saint Pierre car, à  l'heure de l'Angélus, au moment où le pape apparaît à sa fenêtre pour adresser la parole aux fidèles, sa voix emplit l'espace avec force et clarté. 
B.M 


Date de création : 01/12/2011 @ 21:38
Dernière modification : 26/09/2012 @ 17:46
Catégorie : Voyages - Carnet de Voyage
Page lue 3673 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
mKbWT
Recopier le code :
43 Abonnés
Le régard de F. Ferranti
Calendrier
 
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...